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Librairie Hic Sunt Dracones - Livres anciens et d'occasion

L'Année terrible (Victor Hugo) 1872 EO ENVOI

L'Année terrible (Victor Hugo) 1872 EO ENVOI

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"L'Année terrible"
Victor Hugo
Paris, Michel Lévy frères, 1872 : édition originale
16x23 cm, 427 pages
Demi chagrin à 5 nerfs et coins. Dos et coiffe corrects, menues épidermures. Mors idem. Plats un peu frottés aux bords. Coins corrects, épidermures aux angles. Tête dorée. Rousseurs. 
Envoi manuscrit de Victor Hugo à Paul Foucher, frère d'Adèle Foucher (épouse de Hugo), beau frère de l'auteur.
Bon exemplaire, issu du cercle restreint des proches de Hugo.

Paul Foucher (1810-1875) : librettiste, dramaturge, romancier et journaliste français. Il est le frère d'Adèle Foucher (épouse de Victor Hugo).

Foucher insista pour modifier la pièce Amy Robsart que le jeune Hugo, alors âgé de 22 ans, jugeait trop mauvaise pour être jouée. Hugo accepta, sous réserve de ne pas faire représenter la pièce sous son nom, mais sous celui de son beau-frère. La pièce fut sifflée lors de sa création le 13 février 1828. Elle ne fut éditée qu’après la mort d’Hugo.

Dramaturge prolifique, la plupart des œuvres dramatiques de Foucher ont été écrites en collaboration avec des auteurs très connus, tels que D'Ennery, Goubaux, Arvers, Mazilier... Éminent critique de théâtre et de musique. Foucher possédait plusieurs traits personnels distinctifs. Il était si myope qu’à Paris, on disait : « Myope comme Paul Foucher ». Il écrivait si mal que les journaux auxquels il collaborait devaient employer un copiste dont l’unique travail consistait à « traduire Foucher ».

Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur le 29 avril 1847. Il mourut en quelques heures, après avoir été pris subitement, un dimanche après-midi, alors qu’il venait de corriger les épreuves de la Presse, de vives douleurs à l'estomac causées par une hernie étranglée. Lors de son enterrement au cimetière du Montparnasse, Victor Hugo suivit son corbillard à pied, jusqu’à ce que les acclamations de la foule du Quartier latin finissent par le forcer à chercher retraite dans l’une des voitures du cortège funèbre. Selon Le New York Times, le « travail incessant » de Foucher lui permit de « laisser sa famille dans l’aisance. »

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